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samedi, juillet 11 2009

Supergrass @ Le Bikini

Sam 11 jui. – Supergrass





Supergrass fait un détour par Toulouse en plein été, pour le plaisir de nos oreilles. Le concert n'est pas complet, mais l'ambiance est au rendez vous. Le décor est planté dès le début de set avec le nerveux "Strange Ones". Le concert fait bien partie de la tournée "Diamond Hoo Ha", mais la pluie de tubes triés sur le volet est au rendez-vous, les fans de "I Should Coco" et "Supergrass" sont servis. Enchaînant sans broncher une ribambelle de titres, le groupe est saisissant par sa présence et son expertise de la scène. Le poids des années ne se fait pas sentir, l'énergie est toujours là.



Les choeurs font sensation sur "Grace" ou "Richard III". Les chansons des derniers albums surprennent par leur maturité au milieu des tubes du siècle dernier ;) . "Bad Blood et "Rebel In You" ne peinent pas à s'intégrer au répertoire décidément impressionnant du groupe. Gaz Coombes reprends même "Sunday Morning" des Velvet Underground en plein milieu de set. Le set se termine sur "Pumping On Your Stereo", qui fait frémir les premiers rangs. Le groupe est acclamé. Le rappel incluant l'inévitable "Caught By The Fuzz" fini de convaincre le public. Supergrass, 15 ans, est bien vivant.

jeudi, juillet 9 2009

blur @ Les Nuits De Fourvière (french)

Dim. 5 jui. – Blur

(see also on magicblur.net)

05.07.2009

Exactement deux jours après leur retour triomphal à Hyde Park, Blur fait une escale en France pour le plus grand bonheur des fans du continent. C’est dans le cadre atypique du théâtre antique de Fourvière que le concert prend place. Pour la troisième année consécutive, Damon Albarn vient mettre le feu aux Nuits De Fourvière. Cette fois ci dans ses bagages c’est blur qu’il ramène, excusez du peu. Les 4400 places du théâtre ont été vendues en moins de deux heures le jour de leur mise en vente, autant dire que le public leur était entièrement acquis.

Dès le début d’après midi des dizaines de fans sont au rendez-vous devant les portes afin de s’assurer la meilleure place possible en fosse. Quand je débarque vers 18h environ, une centaine de personnes s’agglutine le long des barrière dans une ambiance plutôt détendue. Vers 19h, je décide de remonter la queue – chose dont je ne suis pas forcément très fier mais merci à tous les gens courtois qui m’ont laissé passer – pour atteindre quelques membres du forum de magicblur.net et bien sûr aussi pour être bien placé. Après une rapide interview pour France 3 (ouais je me la joue, en fait je suis passé sur France 3 Rhône Alpes, je sais c’est triste), c’est l’ouverture des portes. Les gens courent dans tous les sens sur les pavés menant à l’enceinte du site, affolant la sécurité du festival. Arrivé dans le théâtre, on ne peut qu’être submergé par la beauté du lieu. Tout porte à croire que l’on y vient plutôt pour du chant lyrique que pour des concerts de rock. Et pourtant…

Je réussi à me trouver une place à l’avant, au deuxième rang. Je remercie pour cela Eliette du forum magicblur.net, qui a l’oeil vif. D’abord calmes, les premiers rangs s’impatientent. The Debt Collector commence et annonce l’entrée grandiose du groupe sur la scène. Les esprits s’échauffent. Le set démarre naturellement par She’s so High. Le groupe reprends ensuite la même feuille de route que pour Hyde Park.

Au moins quatre points différencient cependant les deux concerts :

1 > Le public est moins nombreux qu’au Royaume Uni et moins fin connaisseur, en particulier quand il s’agit de chansons de Modern Life Is Rubbish, album devenu culte au fil du temps outre manche. Je cite « hey c’est une nouvelle chanson !» mwarf
2 > Phil Daniels ne vient pas pour chanter Parklife.
3 > L’acoustique est meilleure dans le théâtre romain, si l’on se place au bon endroit bien évidemment (soit au centre dans la fosse, soit dans les gradins).
4 > Enfin, le public français semble plus réceptif à Girls & Boys et à Country House qu’aux titres alternatifs du groupe, comme le merveilleux Trimm Trabb ou la somptueuse version live de Death of a Party.
Les quatres membres de blur assurent le spectacle deux heures durant. Graham Coxon fait des acrobaties, tandis que Damon Albarn provoque des mouvements de foules terribles en lançant des défis de slams infernaux. Damon court sur scène, incitant les gens à sauter au même rythme. Pendant ce temps, comme à Hyde Park, Alex James reste stoïque, clope au bec, alternant des positions vers Dave Rowntree, dos au public, et les positions face au public, avec de larges sourires aux spectateurs du théâtre. Damon insiste sur le fait qu’Alex James parle français, contrairement aux autres membres du groupe, et qu’il va donc nous dire quelques mots : « Je ne parle pas car je suis content.» rétorque un Alex James aux anges. blur aime bien la France, et le fait savoir…

Malgré quelques soucis de voix, un faux départ et d’autres petits problèmes, le spectacle est magnifique et le public en redemande. Les musiciens sur scène assurant choeurs, clavier et cuivres s’intègrent parfaitement au set. Après avoir repris en coeur Beetlebum, Out Of Time, Coffee & TV, le public entonne Tender, jusqu’à ce que l’éclairage se focalise sur Damon, laissant son doux chant envahir l’arène. Le nerveux « Sunday Sunday» ou ce jour là « Dimanche Dimanche» fait aussi son effet. Le mythique « This A Low» clôture majestueusement la première partie du set.
Le premier rappel enflamme le public, Song 2 est un vrai lachage de bombe. Après l’intro lente batterie de Rowntree, ponctuée de Whoo hoo, la machine est lancée pour deux minutes telle une fusée. Des centaines de coussins sont jetés sur la scène. Le groupe se retrouve noyé dans une véritable mer de coussins. Le staff essaie de rétablir la situation avant le deuxième rappel, en vain. Quand le groupe revient sur scène, Graham et Damon jettent à leur tour des coussins sur la foule, alors qu’Alex James prends la pose en se couchant sur cette scène molletonnée. blur triomphe gaiement ce soir. C’est dans cette atmosphère que le triste « Death Of A Party» surprend et saisit le public. For Tomorrow et The Universal assure une fin de set magistrale.

Les murs de Fourvière se souviendront encore longtemps de ce concert magique. L’avantage du lieu est que tout le monde a pu équitablement profiter du spectacle qu’il soit violemment écrasé en fosse ou tranquillement assis sur les gradins. Ce fut de loin un des meilleurs concerts du groupe dans nos contrées, qui n’avaient pas vu le quatuor dans sa formation originelle depuis dix ans. Je reste ébahis devant l’engouement que le groupe produit encore en France, en particulier auprès des jeunes gens de 18 à 24 ans. blur a donc un avenir de côté ci de la manche ! Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Le come back est un art difficile mais quand on voit comment blur a retourné le public, salle après salle, avec le sourire, aucun doute que le groupe va sérieusement se poser la question « et maintenant?» . La réponse sera sans doute : So we can start all over again…

Voir l’extrait vidéo officiel de « Tender»




Quelques photos du concert...

mercredi, juillet 8 2009

blur @ Hyde Park (french review)

Ven. 3 jui. – Blur, Vampire Weekend, Deerhoof, Amadou & Mariam, Florence and The Machine

(see also on magicblur.net)

9 ans, cela faisait 9 ans que Blur n’avait pas joué au grand complet au Royaume-Uni. La tournée de 2009, le retour de blur sur des petites scènes, puis sur des scènes de plus en plus grandes, comme le M.E.N. de Manchester ou encore Glastonbury’09 constitue pratiquement un miracle après tout ce temps. Les deux concerts géants à Hyde Park, accueillant chacun 55 000 spectateurs, restent deux évènements exceptionnels dans cette tournée. En effet, le groupe réalise la prouesse de rassembler 110 000 personnes sans avoir d’autre actualité que le retour du groupe sur scène et la sortie d’une nouvelle compilation chez EMI, Midlife.



Pour ma part, j’étais présent le 3 juillet, avec une partie des membres actifs du forum de magicblur.net. Arrivé vers 16h sur place, la première chose qui m’a frappée est la superficie du site, ses nombreuses boutiques, digne d’un grand festival. En fait ce site n’est autre que celui du Wireless Festival qui se tient le 4 et le 5 juillet. Cette année, livenation a décidé de voir les choses en très grand pour blur en leur donnant cette immense scène et ce cadre atypique qu’est celui du plus grand parc londonnien. D’autant plus qu’il se dit que c’est ce parc qui inspira jadis l’un des titres phares de leur carrière, Parklife.

Je passerais rapidement sur les premières parties, dont les sets étaient plutôt courts (30 minutes) et qui formaient un ensemble hétéroclite auquel le public était largement indifférent. Vampire Weekend réussit en fin d’après midi à chauffer un peu le public, avec quelques uns de leurs titres phares et de nouvelles compostions. Des bouteilles en plastiques volent alors dans tout les sens.

A Londres, on ne plaisante pas avec les horaires. Aux alentours de 20H20, blur entre donc sur scène sous une salve d’applaudissement et de nombreux cris.


Le groupe commence par le premier titre historique de Seymour, “She’s So High”. Damon remercie ensuite les gens d’être venus à ce concert, qui reste le premier annoncé de cette tournée, et qui accueille donc la plupart des fans. blur enchaine en suite sans broncher sur Girls & Boys. Le public jubile. Les cœurs du merveilleux Tracy Jacks sont repris par la foule. Coffee & TV fait un retour magistral sur scène avec un Graham Coxon en forme. Les fans anglais connaissent leurs textes à fond et cela s’entend, les chants du public couvrant ceux de blur sur Tender, Song 2 ou sur Parklife. La version de Parklife avec Phil Daniels, naturellement. Positionné au centre quelques rangs devant la régie, j’ai l’impression d’être submergé par ce flots de paroles et par une ambiance délirante : les gens s’embrassent, sourient, sautent,…



J’ai été littéralement envahi de frissons lors de Trimm Trabb et The Universal, qui ont confirmé leur statut bien particulier dans les sets de blur. Death Of A Party version live surprends plus d’un spectateur et donne au concert une atmosphère particulière. Précédé des nerveux Popscene et Advert, Song 2 fait bien sûr son effet et Damon n’a même plus besoin de faire whoo hoo. Le titre est parfaitement connu de tous et remporte une adhésion totale du public.

Le groupe est quant à lui au meilleur de sa forme, on se croirait en 1999. Graham Coxon saute, fait des cabrioles avec sa guitare, se couche plusieurs fois sur scène, alors que Damon Albarn se la joue crowd surfing, sauts cadencés, comme à la belle époque. Alex James reste plus calme, comme à son habitude, sourire et cigarette au programme, alors que Dave s’acharne sur sa batterie. On sent que le plaisir ressenti par les quatre compères est au moins égal à celui éprouvé par le public. A l’issue d’un tel concert, on peut définitivement le dire, blur are back.


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vendredi, novembre 28 2008

Girls in Hawaii + Montgomery @ Le Phare, Toulouse, 25/11/2008

J'attendais ce concert depuis quelques années. Girls in Hawaii, 5 ans après « From here to there » revient sur scène et présente son dernier opus « Plan Your Escape ».

En première partie locale, les Bogart And The Addictives font bonne figure, avec leurs morceaux post punk et une reprise bien sympathique de Joy Division.

Un objet musical non identifié passe alors sur scène, Montgomery. Un groupe rennais très impressionnant sur scène, complètement déroutant et qui assure un joli spectacle. Oscillant entre rock progressif et chansons pop, ils trouvent toute leur place dans la soirée. Les chants sont quant à eux plutôt décalés et les choeurs assez nombreux, ce qui n'est pas pour me déplaire. Leur disque éponyme est dispo chez Naïve.

La salle est fin prête pour Girls In Hawaii . Les six belges produisent un son sensationnel sur scène, qui enveloppe la salle sans problème. Le public, plutôt calme, est conquis de la première à la dernière note. Du bon standard rock « Time to Forgive the Winter » au vibrant « Grasshopper », en passant par les incontournables « Found in the Ground » et « This Farm Will End up in Fire », la performance est parfaite. Le groupe délivre un show où les décharges rocks sont parsemées dans de délicieuses ballades pop distillées avec soin. J'adore.

jeudi, novembre 20 2008

Festival des inrocks 2008 - Toulouse

Une année après le retour du festival des inrocks dans la ville rose, me revoilà reparti pour 2 jours de concerts énergiques au Bikini. L'acoustique de la salle est toujours au rendez vous et les groupes présentés restent toujours aussi éclectiques (tous anglophones, c'est vrai, mais c'est la tradition).

Jour 1
Le premier soir, la toute première partie est lancée par Late of the Pier qui délivre un set de grande qualité. Même si ils sont parfois durs à suivre, le groupe fait état d'influences variées et est l'un des plus prometteurs sur scène : le live a un effet dévastateur et entraine facilement l'adhésion du public. Le deuxième concert est assuré par les Black Kids, qui se situent sur une ligne plus classique, un peu funkie, qui a le vent en poupe outre atlantique sur le marché "indie". Les londoniens de Cajun Dance Party livrent quant à eux une prestation un plus discutable au niveau sonore : des problèmes de micro notamment gâchent quelques titres, et pas les moindres... Dommage pour un groupe qui sonne vraiment bien sur cd.

Last but not least, The Ting Tings enflamme la scène et mets tout le monde d'accord, que ce soit sur les fameux "That's Not My Name" et "Shut Up and Let Me Go" ou sur des titres plus rock. L'ambiance est au rendez vous dans un Bikini plein à craquer :)

Jour 2
Le deuxième soir, beaucoup moins de monde. Les personnes qui arrivent à l'avance auront pu apprécier Wild Beasts, dont j'ai pu entendre 3 titres, plutôt sympathiques. Ceux ci étaient suivis par The Virgins, groupe new-yorkais qui délivre un set plaisant passant du son kitch à souhait de "Rich Girl" à un rock efficace avec "One Week Of Danger". Le tout est suivi par SoKo, française de son état, qui réalise un sans fautes et remporte l'adhésion du public sans sourciller.

Les challengers les plus sérieux de The Foals, j'ai nommé les Friendly Fires débarquent alors et mettent le feu. Commençant leur set avec l'énergique "Photobooth", les anglais donnent un concert vraiment bien ficelé, transformant les premières rangées en dance floor sur des morceaux de dance / électro endiablés. Enfin Foals conclut les deux journées de concerts avec une prestation de très haute qualité. Faisant preuve d'un grand professionnalisme, les poulains font l'unanimité que ce soit pour leur musique ou leurs talents scéniques. Le groupe est plus que convaincant, et on se demande bien ce qui pourrait les arrêter :)

samedi, février 23 2008

Oh No! Oh My!, Coming Soon @ Le Kléo, Toulouse

Sam 23 fèv. - Oh No! Oh My!, Coming Soon

Oh No! Oh My! est connu en France principalement pour avoir servi de bande originale pour une publicité Orange, avec le titre Reeks and Seeks. En ce doux mois de février leur giantesque tournée a fait une halte à Toulouse.
On ne peut être que conquis par les mélodies pop des texans, entraînantes à souhait. De petits soucis techniques, abordés avec beaucoup d'humour, leur ont rendu la vie difficile sur quelques titres. Leur set, brillant, mêle de nombreux styles de la ballade Walk in the Park à un morceau qui sonne comme du Granddady revu et corrigé I Have No Sister en passant par une pop plus ouverte avec Jane Is Fat... A voir et écouter d'urgence pour les amateurs.

Coming Soon est un groupe français d'anti-folk. Acclamé par la presse spécialisée, leur statut de révélation est mérité. Leur musique est jouée avec classe et le set est très carré. Un bel avenir en perspective.

vendredi, novembre 23 2007

Electrelane @ Le Kléo - Toulouse

Un grand évènement. La dernière tournée d'Electrelane s'est arrêtée à Toulouse pour un moment de bonheur intense. Le Kléo voit s'installer un système de chauffage naturel dès le début de la soirée, jusqu'à ce plus aucune molécule d'air ne filtre. La salle est pleine à craquer et dans l'ensemble le public plutôt impatient.

La toute première partie fut plutôt mélancolique, menée par Anni Rossi, violoniste et chanteuse de talent originaire de Chicago, qui laisse passer beaucoup d'émotions et de tendresse. De la tendresse il en faudra pour accompagner la plutôt drôle et unique membre de Tender Forever, qui vient d'une ville un petit peu moins lointaine (Bordeaux). Balançant tantôt un r'n'b revisité façon lo-fi et une pincée de folk électrifié, elle m'a fait penser par moment au non moins surprenant Y.A.C.H.T...

Enfin, Electrelane pris place. Véritables égéries du rock moderne, les quatre filles du groupe ont produit un set tout bonnement excellent. Les montées , ressenties sur les albums étaient de la partie. Que ces soit sur les instrumentaux ou sur les autres titres, le public au bord de l'hystérie a ponctué de cris et d'applaudissements unanimes chaque morceau. Le tableau musical brossé par la formation a fait état d'une palette musicale impressionnante agrémentée d'expérimentation, de références en tout genre et d'énergie. Quand les premières notes de On Parade se firent entendre, mon coeur s'est littéralement emballé. Comment ne pas tomber sous le charme de ce véritable rodéo musical ? Le beat de To The East ou la poursuite infernale de After The Call m'ont tout simplement stupéfait. Impossible de sortir indemne de ces 1h10 de bonheur :)

Cet article sur last.fm

samedi, novembre 17 2007

Festival des inrocks 2007 - Toulouse

Je ne sais pas vous mais moi cela faisait un petit moment que j'attendais le retour en fanfare du festival dans la ville rose. Le Bikini, flambant neuf, a enfin permis ce retour. Que ce soit pour découvrir ou pour sauter de joie devant ses artistes favoris, ce genre de manifestation reste un vrai échange culturel, où les groupes assez variés permettent d'ouvrir la palette du rock contemporain à d'autres horizons.

Le premier soir, c'était assez mal parti. En effet, la première à passer sur la scène est Yelle ... Que dire. J'ai cru que les musiciens allaient la rattraper par moments mais j'ai fini par sortir de la salle, trop dépité devant cette caricature, entre chanson française et "rock" groggy (cf. la reprise de "A cause des garçons"). Heureusement, la suite était assurée avec brio par Jack Peñate et son Rockabilly. Un retour aux sources bien énergique, la prestation scénique est de qualité et les oreilles en sortent ravies.

Puis ce fut le tour du premier grand concert de la soirée, avec The Go! Team, qui a laissé une partie de leurs fameux samples en loges pour nous présenter une version live à couper le souffle de leurs titres. Sans aucun doute l'une des meilleures surprises de ce festival, la formation a transformé la salle en dancing floor sur des rythmes mêlant comme toujours hip hop, rock et dance. "Grip Like A Vice" , "Doing It Right", "Ladyflash" se sont terminées par une salve d'applaudissements et un enthousiasme assez incroyable.

Le deuxième grand concert fut pour moi une découverte, avec Gossip, un groupe de rock qui vient de l'Arkansas à la réputation plutôt sulfureuse. En premier lieu, la chanteuse Beth Ditto tient à claironner plusieurs fois qu'elle est homo. La formation poursuit ensuite et enchaîne des titres entre punk et soul. Clairement, "Heavy" est une bombe sur scène. Le rappel est quant à lui théâtral : Beth Ditto est revenu sur scène en ensemble deux pièces et un bout de tissu où est inscrit "Bikini" avant de nous montrer ses fesses... (après tout elle a déjà fait la couv de NME à poil avec un joli "Kiss My Ass")...

Elvis Perkins
Le deuxième soir, pas de mauvaise surprise. Le premier concert est assuré par le talentueux Elvis Perkins, dont les titres folks mélancoliques rendait le climat plutôt morose. Il est inévitable de penser au bon vieux Dylan (celui des débuts bien entendu, l'autre c'est une autre histoire). C'est donc tranquillement que la soirée commence.

Los Campesinos
Cette tranquillité est vite brisée par les gallois de Los Campesinos, qui font parler d'eux depuis quelques temps outre manche. Un mélange des genres situé entre Pavement, Architecture In Helsinki, Broken Social Scene ou encore Yo La Tengo...Clairement influencé par le rock américain, le groupe tourne ses titres à une sauce britannique bien énergique, qui booste une partie du public et dont les "You! Me! Dancing!" ou "The International Tweexcore Underground" résonnent encore. Génial.

Noisettes
La suite, c'était les NOISEttes, dont le Noise était en rouge sur la batterie et en fond de scène. J'ai vite compris pourquoi. Pluôt sympathique, le groupe est toutefois un peu répétitif. Dans l'ensemble leur rock est de bonne facture et le son balance pas mal.La voix de Shingai Shoniwa impose le respect, et semble sortir tout droit des années 60.


Le dernier concert est assuré par Editors. Indéniablement, un grand groupe de scène, dont la sonorité, bien que proche de Interpol, est vraiment indépendante et laisse passer de nombreuses émotions. Tom Smith bouge beaucoup et sa prestation vocale est immense. Le public se métamorphose dans les premiers rangs et entre en transe. "Munich" ou "Bullets" portent déjà pas mal. Les nouveaux titres poussent le bouchon bien plus loin, "The Racing Rats" fait des ravages, "Smokers Outside The Hospital Doors" ou "An End Has A Start" explosent. Le rendu est impressionnant. Certainement un des meilleurs concerts que j'ai vu cette année... [ Cet article sur last.fm|http://www.lastfm.fr/user/magicblur/journal/2007/11/17/576728/|fr]

jeudi, octobre 11 2007

Art Brut @ Le Bikini, 08/10/2007

Art Brut

C'est la première fois que j'ai la chance d'assister à un concert au nouveau Bikini. La salle est un véritable petit bijou, un cocon à l'acoustique impeccable, offrant enfin au public un vrai espace dédié aux musiques actuelles sur Toulouse.

La première partie était assurée par les duettistes rockers de Hot Flowers. Pas de Flower Power aux encablures mais un rock qui déménage. Rien d'exceptionnel mais plutôt agréable. Puis Art Brut débarque sur scène et déballe tout. Toujours plein d'humour, Eddie Argos présente chaque titre, pour lesquels un fond parfois dans un français approximatif, parfois reprenant les textes s'affiche sur un écran en arrière plan. Leurs deux albums, "Bang Bang Rock and Roll " et "It's a bit complicated" sont vraiment taillés pour le live. Pendant que Eddie débite les paroles comme à son habitude sans émettre une seule note, l'imperturbable Jasper Future et le talentueux Ian Catskilkin envoient de bonnes vibrations qui transportent le public sur une autre planète... La formation explose sur les magnifiques "Direct Hit" et "Formed A Band", sans oublier le très énergique "My Little Brother". Un vrai régal :)

Cet article sur last.fm

samedi, septembre 29 2007

Architecture in Helsinki, Y.A.C.H.T., Axe Riverboy, 27/09/2007 @ Le Ramier

Une jolie soirée était programmé au Ramier jeudi dernier. Le premier concert, donné par Axe Riverboy fut riche en mélodie et en style. Malgré l'atonie de certains titres,Xavier Boyer (aka Axe Riverboy) effectue une prestation brillante, accompagné de musiciens convaincants (notamment le batteur de Hyperclean). La pop sympa de Roundabout prends une autre allure dans un moment de sérénité fort appréciable.

Y.A.C.H.T. n'est pas un artiste serein, et tient à le faire savoir. Jona Bechtolt, equipé d'un simple macbook, d'un micro et d'un corps plutôt élastique, commence son premier titre en effectuant quelques pas de danse survoltés, qui font d'abord penser à une séance de stretching. Alors qu'il arpente la scène, les très efficaces See A Penny (Pick It Up) et It's Coming To Get You font sensation. aih C'est vers 23h que les 6 membres de Architecture in Helsinki débarquent. On m'avait dit que leur prestation scénique était d'une tout autre dimension que leurs albums. Effectivement, les versions lives de leurs morceaux semblent sortir d'un univers différent de celui qui les a vu naître en studio... Les morceaux défilent et les instruments tournent d'un musicien à l'autre. L'inépuisable Cameron Bird lance "transpirez avec nous", qui sera le leitmotiv de ce concert. Le dance floor s'anime, les indécis sont rappelés à l'ordre sur le rappel, "c'est votre dernière chance de danser avec Architecture In Helsinki". Et il y a de quoi bouger. Emporté par des percussions terriblement efficaces (batterie, tambours et boite à rythme), les morceaux endiablés des australiens résonnent sûrement encore dans la salle. Les cuivres, les synthés et la guitare ponctuent de façon inattendue la prestation de la joyeuse troupe. Avec le furieux Hold Music, le comique Like It Or Not ou l'humour noir de The Cemetery le groupe confirme son ingéniosité et sa fraîcheur. Je veux y retourner XD

Cet article sur sur last.fm

Photo : Rene Vaile, sous licence Creative Commons

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