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vendredi, novembre 28 2008

Girls in Hawaii + Montgomery @ Le Phare, Toulouse, 25/11/2008

J'attendais ce concert depuis quelques années. Girls in Hawaii, 5 ans après « From here to there » revient sur scène et présente son dernier opus « Plan Your Escape ».

En première partie locale, les Bogart And The Addictives font bonne figure, avec leurs morceaux post punk et une reprise bien sympathique de Joy Division.

Un objet musical non identifié passe alors sur scène, Montgomery. Un groupe rennais très impressionnant sur scène, complètement déroutant et qui assure un joli spectacle. Oscillant entre rock progressif et chansons pop, ils trouvent toute leur place dans la soirée. Les chants sont quant à eux plutôt décalés et les choeurs assez nombreux, ce qui n'est pas pour me déplaire. Leur disque éponyme est dispo chez Naïve.

La salle est fin prête pour Girls In Hawaii . Les six belges produisent un son sensationnel sur scène, qui enveloppe la salle sans problème. Le public, plutôt calme, est conquis de la première à la dernière note. Du bon standard rock « Time to Forgive the Winter » au vibrant « Grasshopper », en passant par les incontournables « Found in the Ground » et « This Farm Will End up in Fire », la performance est parfaite. Le groupe délivre un show où les décharges rocks sont parsemées dans de délicieuses ballades pop distillées avec soin. J'adore.

jeudi, novembre 20 2008

Festival des inrocks 2008 - Toulouse

Une année après le retour du festival des inrocks dans la ville rose, me revoilà reparti pour 2 jours de concerts énergiques au Bikini. L'acoustique de la salle est toujours au rendez vous et les groupes présentés restent toujours aussi éclectiques (tous anglophones, c'est vrai, mais c'est la tradition).

Jour 1
Le premier soir, la toute première partie est lancée par Late of the Pier qui délivre un set de grande qualité. Même si ils sont parfois durs à suivre, le groupe fait état d'influences variées et est l'un des plus prometteurs sur scène : le live a un effet dévastateur et entraine facilement l'adhésion du public. Le deuxième concert est assuré par les Black Kids, qui se situent sur une ligne plus classique, un peu funkie, qui a le vent en poupe outre atlantique sur le marché "indie". Les londoniens de Cajun Dance Party livrent quant à eux une prestation un plus discutable au niveau sonore : des problèmes de micro notamment gâchent quelques titres, et pas les moindres... Dommage pour un groupe qui sonne vraiment bien sur cd.

Last but not least, The Ting Tings enflamme la scène et mets tout le monde d'accord, que ce soit sur les fameux "That's Not My Name" et "Shut Up and Let Me Go" ou sur des titres plus rock. L'ambiance est au rendez vous dans un Bikini plein à craquer :)

Jour 2
Le deuxième soir, beaucoup moins de monde. Les personnes qui arrivent à l'avance auront pu apprécier Wild Beasts, dont j'ai pu entendre 3 titres, plutôt sympathiques. Ceux ci étaient suivis par The Virgins, groupe new-yorkais qui délivre un set plaisant passant du son kitch à souhait de "Rich Girl" à un rock efficace avec "One Week Of Danger". Le tout est suivi par SoKo, française de son état, qui réalise un sans fautes et remporte l'adhésion du public sans sourciller.

Les challengers les plus sérieux de The Foals, j'ai nommé les Friendly Fires débarquent alors et mettent le feu. Commençant leur set avec l'énergique "Photobooth", les anglais donnent un concert vraiment bien ficelé, transformant les premières rangées en dance floor sur des morceaux de dance / électro endiablés. Enfin Foals conclut les deux journées de concerts avec une prestation de très haute qualité. Faisant preuve d'un grand professionnalisme, les poulains font l'unanimité que ce soit pour leur musique ou leurs talents scéniques. Le groupe est plus que convaincant, et on se demande bien ce qui pourrait les arrêter :)

samedi, février 23 2008

Oh No! Oh My!, Coming Soon @ Le Kléo, Toulouse

Sam 23 fèv. - Oh No! Oh My!, Coming Soon

Oh No! Oh My! est connu en France principalement pour avoir servi de bande originale pour une publicité Orange, avec le titre Reeks and Seeks. En ce doux mois de février leur giantesque tournée a fait une halte à Toulouse.
On ne peut être que conquis par les mélodies pop des texans, entraînantes à souhait. De petits soucis techniques, abordés avec beaucoup d'humour, leur ont rendu la vie difficile sur quelques titres. Leur set, brillant, mêle de nombreux styles de la ballade Walk in the Park à un morceau qui sonne comme du Granddady revu et corrigé I Have No Sister en passant par une pop plus ouverte avec Jane Is Fat... A voir et écouter d'urgence pour les amateurs.

Coming Soon est un groupe français d'anti-folk. Acclamé par la presse spécialisée, leur statut de révélation est mérité. Leur musique est jouée avec classe et le set est très carré. Un bel avenir en perspective.

vendredi, novembre 23 2007

Electrelane @ Le Kléo - Toulouse

Un grand évènement. La dernière tournée d'Electrelane s'est arrêtée à Toulouse pour un moment de bonheur intense. Le Kléo voit s'installer un système de chauffage naturel dès le début de la soirée, jusqu'à ce plus aucune molécule d'air ne filtre. La salle est pleine à craquer et dans l'ensemble le public plutôt impatient.

La toute première partie fut plutôt mélancolique, menée par Anni Rossi, violoniste et chanteuse de talent originaire de Chicago, qui laisse passer beaucoup d'émotions et de tendresse. De la tendresse il en faudra pour accompagner la plutôt drôle et unique membre de Tender Forever, qui vient d'une ville un petit peu moins lointaine (Bordeaux). Balançant tantôt un r'n'b revisité façon lo-fi et une pincée de folk électrifié, elle m'a fait penser par moment au non moins surprenant Y.A.C.H.T...

Enfin, Electrelane pris place. Véritables égéries du rock moderne, les quatre filles du groupe ont produit un set tout bonnement excellent. Les montées , ressenties sur les albums étaient de la partie. Que ces soit sur les instrumentaux ou sur les autres titres, le public au bord de l'hystérie a ponctué de cris et d'applaudissements unanimes chaque morceau. Le tableau musical brossé par la formation a fait état d'une palette musicale impressionnante agrémentée d'expérimentation, de références en tout genre et d'énergie. Quand les premières notes de On Parade se firent entendre, mon coeur s'est littéralement emballé. Comment ne pas tomber sous le charme de ce véritable rodéo musical ? Le beat de To The East ou la poursuite infernale de After The Call m'ont tout simplement stupéfait. Impossible de sortir indemne de ces 1h10 de bonheur :)

Cet article sur last.fm

samedi, novembre 17 2007

Festival des inrocks 2007 - Toulouse

Je ne sais pas vous mais moi cela faisait un petit moment que j'attendais le retour en fanfare du festival dans la ville rose. Le Bikini, flambant neuf, a enfin permis ce retour. Que ce soit pour découvrir ou pour sauter de joie devant ses artistes favoris, ce genre de manifestation reste un vrai échange culturel, où les groupes assez variés permettent d'ouvrir la palette du rock contemporain à d'autres horizons.

Le premier soir, c'était assez mal parti. En effet, la première à passer sur la scène est Yelle ... Que dire. J'ai cru que les musiciens allaient la rattraper par moments mais j'ai fini par sortir de la salle, trop dépité devant cette caricature, entre chanson française et "rock" groggy (cf. la reprise de "A cause des garçons"). Heureusement, la suite était assurée avec brio par Jack Peñate et son Rockabilly. Un retour aux sources bien énergique, la prestation scénique est de qualité et les oreilles en sortent ravies.

Puis ce fut le tour du premier grand concert de la soirée, avec The Go! Team, qui a laissé une partie de leurs fameux samples en loges pour nous présenter une version live à couper le souffle de leurs titres. Sans aucun doute l'une des meilleures surprises de ce festival, la formation a transformé la salle en dancing floor sur des rythmes mêlant comme toujours hip hop, rock et dance. "Grip Like A Vice" , "Doing It Right", "Ladyflash" se sont terminées par une salve d'applaudissements et un enthousiasme assez incroyable.

Le deuxième grand concert fut pour moi une découverte, avec Gossip, un groupe de rock qui vient de l'Arkansas à la réputation plutôt sulfureuse. En premier lieu, la chanteuse Beth Ditto tient à claironner plusieurs fois qu'elle est homo. La formation poursuit ensuite et enchaîne des titres entre punk et soul. Clairement, "Heavy" est une bombe sur scène. Le rappel est quant à lui théâtral : Beth Ditto est revenu sur scène en ensemble deux pièces et un bout de tissu où est inscrit "Bikini" avant de nous montrer ses fesses... (après tout elle a déjà fait la couv de NME à poil avec un joli "Kiss My Ass")...

Elvis Perkins
Le deuxième soir, pas de mauvaise surprise. Le premier concert est assuré par le talentueux Elvis Perkins, dont les titres folks mélancoliques rendait le climat plutôt morose. Il est inévitable de penser au bon vieux Dylan (celui des débuts bien entendu, l'autre c'est une autre histoire). C'est donc tranquillement que la soirée commence.

Los Campesinos
Cette tranquillité est vite brisée par les gallois de Los Campesinos, qui font parler d'eux depuis quelques temps outre manche. Un mélange des genres situé entre Pavement, Architecture In Helsinki, Broken Social Scene ou encore Yo La Tengo...Clairement influencé par le rock américain, le groupe tourne ses titres à une sauce britannique bien énergique, qui booste une partie du public et dont les "You! Me! Dancing!" ou "The International Tweexcore Underground" résonnent encore. Génial.

Noisettes
La suite, c'était les NOISEttes, dont le Noise était en rouge sur la batterie et en fond de scène. J'ai vite compris pourquoi. Pluôt sympathique, le groupe est toutefois un peu répétitif. Dans l'ensemble leur rock est de bonne facture et le son balance pas mal.La voix de Shingai Shoniwa impose le respect, et semble sortir tout droit des années 60.


Le dernier concert est assuré par Editors. Indéniablement, un grand groupe de scène, dont la sonorité, bien que proche de Interpol, est vraiment indépendante et laisse passer de nombreuses émotions. Tom Smith bouge beaucoup et sa prestation vocale est immense. Le public se métamorphose dans les premiers rangs et entre en transe. "Munich" ou "Bullets" portent déjà pas mal. Les nouveaux titres poussent le bouchon bien plus loin, "The Racing Rats" fait des ravages, "Smokers Outside The Hospital Doors" ou "An End Has A Start" explosent. Le rendu est impressionnant. Certainement un des meilleurs concerts que j'ai vu cette année... [ Cet article sur last.fm|http://www.lastfm.fr/user/magicblur/journal/2007/11/17/576728/|fr]

jeudi, octobre 11 2007

Art Brut @ Le Bikini, 08/10/2007

Art Brut

C'est la première fois que j'ai la chance d'assister à un concert au nouveau Bikini. La salle est un véritable petit bijou, un cocon à l'acoustique impeccable, offrant enfin au public un vrai espace dédié aux musiques actuelles sur Toulouse.

La première partie était assurée par les duettistes rockers de Hot Flowers. Pas de Flower Power aux encablures mais un rock qui déménage. Rien d'exceptionnel mais plutôt agréable. Puis Art Brut débarque sur scène et déballe tout. Toujours plein d'humour, Eddie Argos présente chaque titre, pour lesquels un fond parfois dans un français approximatif, parfois reprenant les textes s'affiche sur un écran en arrière plan. Leurs deux albums, "Bang Bang Rock and Roll " et "It's a bit complicated" sont vraiment taillés pour le live. Pendant que Eddie débite les paroles comme à son habitude sans émettre une seule note, l'imperturbable Jasper Future et le talentueux Ian Catskilkin envoient de bonnes vibrations qui transportent le public sur une autre planète... La formation explose sur les magnifiques "Direct Hit" et "Formed A Band", sans oublier le très énergique "My Little Brother". Un vrai régal :)

Cet article sur last.fm

samedi, septembre 29 2007

Architecture in Helsinki, Y.A.C.H.T., Axe Riverboy, 27/09/2007 @ Le Ramier

Une jolie soirée était programmé au Ramier jeudi dernier. Le premier concert, donné par Axe Riverboy fut riche en mélodie et en style. Malgré l'atonie de certains titres,Xavier Boyer (aka Axe Riverboy) effectue une prestation brillante, accompagné de musiciens convaincants (notamment le batteur de Hyperclean). La pop sympa de Roundabout prends une autre allure dans un moment de sérénité fort appréciable.

Y.A.C.H.T. n'est pas un artiste serein, et tient à le faire savoir. Jona Bechtolt, equipé d'un simple macbook, d'un micro et d'un corps plutôt élastique, commence son premier titre en effectuant quelques pas de danse survoltés, qui font d'abord penser à une séance de stretching. Alors qu'il arpente la scène, les très efficaces See A Penny (Pick It Up) et It's Coming To Get You font sensation. aih C'est vers 23h que les 6 membres de Architecture in Helsinki débarquent. On m'avait dit que leur prestation scénique était d'une tout autre dimension que leurs albums. Effectivement, les versions lives de leurs morceaux semblent sortir d'un univers différent de celui qui les a vu naître en studio... Les morceaux défilent et les instruments tournent d'un musicien à l'autre. L'inépuisable Cameron Bird lance "transpirez avec nous", qui sera le leitmotiv de ce concert. Le dance floor s'anime, les indécis sont rappelés à l'ordre sur le rappel, "c'est votre dernière chance de danser avec Architecture In Helsinki". Et il y a de quoi bouger. Emporté par des percussions terriblement efficaces (batterie, tambours et boite à rythme), les morceaux endiablés des australiens résonnent sûrement encore dans la salle. Les cuivres, les synthés et la guitare ponctuent de façon inattendue la prestation de la joyeuse troupe. Avec le furieux Hold Music, le comique Like It Or Not ou l'humour noir de The Cemetery le groupe confirme son ingéniosité et sa fraîcheur. Je veux y retourner XD

Cet article sur sur last.fm

Photo : Rene Vaile, sous licence Creative Commons

jeudi, juin 28 2007

Frank Black @ Bikini / Ramonville- 27 juin 2007

@ SDF / Bikini de Ramonville

La première partie du concert était assurée par Wok, un peu en dessous de leur prestation en première partie de The National en mai 2005 mais plutôt convaincants.

Frank Black... Pendant 25 minutes, avec une guitare acoustique, seul sur scène, touchant le micro avec le manche de sa guitare, flirtant avec les projecteurs, reprends une partie de sa carrière, dont une sublime interprétation de Velouria... de quoi satisfaire les fans des Pixies. Imposant son propre rythme, ses enchaînements rapides et une présentation sans chichis, il livre un premier spectacle prenant à un public attentif. A la suite de quoi entre en scène le reste de la troupe. La scène devient alors ouvertement rock. Les murs d'enceintes commencent à vibrer. Le deuxième concert s'annonce sportif. Frank Black assure le show magistralement, jusqu'à se coucher près de son micro en ululant. Quelle fureur, quelle énergie. Je connais très peu la carrière solo du bonhomme, mais elle semble mouvementée :) Il devient difficile de savoir dans quel titre on se trouve quand on ne connais pas un minimum (j'avoue que sur ce coup là, même si j'ai déjà écouté Pistolero, je ne connais pas les 16 albums du monsieur, et encore moins le prochain). Au bout d'une heure sans pratiquement aucune interruption, même entre les chansons, Frank Black ne peut pas sortir de scène devant la salve d'applaudissement, et livre de suite le rappel avec une reprise somptueuse de "History Song" de The Good The Bad And The Queen...

samedi, juin 2 2007

Maxïmo Park @ - Bikini / Ramonville- 30 mai 2007

Un concert détonnant ! La première partie fut assurée par les étranges Bubblies, un groupe tout en bulles, étonnant sur scène, dommage que la saturation ait été si importante sur les basses, le son du clavier se retrouvant alors noyé en arrière plan. Maxïmo Park est un superbe groupe de scène. Paul Smith présente pratiquement chaque chanson, et explique même le sujet ou l'histoire racontée pour certaines, Après quoi il saute un peu dans tous les coins de la scène et se balance violemment sur scène. La formation rentre alors dans une transe musicale, enchaînant les titres très efficaces de leur premier opus, "A Certain Trigger" et les pop songs plus réfléchies de leur petit dernier, "Our Earthly Pleasures".

"Apply Some Pressure" est certainement l'une des chansons les plus impressionnante du groupe et leur permets de se mettre sans trop de difficultés le public dans la poche. "Books From Boxes" ou "Russian Literature" prennent un relief inattendu... "The Unshockable" fixe définitivement le tableau sans parler des claviers de Lukas Wooller qui prennent le large sur "By The Monument".

Plaisant ;)

samedi, mai 19 2007

Of Montreal - Hissing Fauna, Are You The Destroyer?

5/5

Of Montreal

"Hissing Fauna, Are You The Destroyer?" est un album assez incroyable où une bonne partie des courants du rock alternatif sont explorés sans complexes. Beck et ses Midnite Vultures (Labyrinthian Pomp), Prince ("Faberge Falls For Shuggie"), The Beatles ("Bunny Ain't No Kind Of Rider") ou même Queen ("Gronlandic Edit") apparaissent comme les parents naturels de ce melting pot américain réussi. Certains passages me font furieusement penser à "Fantasma" du japonais Cornelius, pour le côté remix electro. Le tout plongé dans un grand bain de psyché et d'électro - rock. :)

C'est avec force que Of Montreal s'affirme, au travers de morceaux millimétrés, dont les textes plutôt tristes, voire dépressifs ("Past Is A Grotesque Animal") sont compensés par une musique qui remonte souvent la pente et laisse entrevoir une porte de sortie. Les 12 titres sont d'une intensité rarement atteinte de nos jours, où le groupe prends un envol exceptionnel, qui n'aura sûrement pas l'écho qu'il mérite de ce côté de l'Atlantique.

Chemicals, Don't strangle my pen
Chemicals, Don't make me sick again
I'm always so dubious of your intent
Like I can't afford to replace
What you've spent

Site Officiel

Extravagance, orchestration efficace, ambiance psychédélique
Un peu tiré par les cheveux quelques fois

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